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Rapport moral du Président : 2017 année de nouveaux défis pour le CRGE

Jeudi 5 Avril 2018

Parmi les nouveaux défis du CRGE, j'ai retenu les cinq plus importants à mes yeux :

1 - Défi d'identité

De vaincre sa timidité et oser, à la suite de la redéfinition du périmètre des régions françaises, sortir de son Poitou Charentes natal pour partager son savoir faire à l’échelle des ambitions de la région Nouvelle-Aquitaine.


Alors bien sûr, il y a longtemps que le CRGE a des adhérents dans toutes les régions de France, qui l’ont rejoint pour faire appel à des compétences de plus en plus pertinentes.


Mais investir de manière structurée et systématique une région aussi grande n’était pas une mince affaire…


La mise en place d’une nouvelle organisation apte à couvrir le territoire entier de la nouvelle Aquitaine n’aurait pas été possible sans les soutiens financiers de nos partenaires de toujours que sont l’état à travers la DIRRECTE et la Région Nouvelle-Aquitaine à la suite du Poitou-Charentes.


Cela nous a permis d’ouvrir une permanence à Bordeaux pour rayonner sur l’ancienne Aquitaine, dans des locaux mis à disposition pour cette première année par notre partenaire formation : OPCALIA.


Cela nous a également permis d’ouvrir une permanence à Limoges grâce également à un partenariat avec France Active Limousin.

2- Défi de renouvellement

Vous le savez, le CRGE a toujours voulu privilégier un fonctionnement le plus paritaire possible en associant à ses travaux et à son Conseil d’administration :


• les groupements d’employeurs
• ou les représentations collectives de GE tels que Profession Sport et Loisirs
• et bien sûr l’ensemble des partenaires sociaux.


Reprendre contact avec les nouvelles représentations régionales a fait partie du quotidien des animateurs et des élus du CRGE durant cette année 2017.


Retisser les contacts avec les nouveaux interlocuteurs de l’Etat après le changement de gouvernement a également fait partie de nos priorités.

3- Défi de gestion

Le mode de gestion associatif simple ne correspondait plus à l’évolution des missions et des prestations délivrées aux GE.


Afin d’intégrer ses différents modes de financement nous avons dû repenser la structure comptable et fiscale du CRGE avec l’appui de M. Nineuil et de son Cabinet d’expertise.

4- Défi de cohésion

Pour que ces défis puissent être relevés avec la meilleure efficacité possible, il fallait renforcer l’équipe et surtout bien intégrer ces renforts et ces compétences.


Parce qu’il est indispensable que le discours du CRGE soit porté également par les nouvelles recrues comme par ceux qui font aujourd’hui figure d’anciens malgré leur jeune âge…


Mission accomplie sous la conduite de Cyrielle pour les entrées d’Etienne, de Stéphane ainsi que de Claire et Marien dans le cadre de notre partenariat avec France Active.


Il est rare d’avoir la chance de mener une équipe aussi performante dont chacun des membres, s’investit, chacun avec ses compétences de la manière dont ils le font au service du CRGE pour les GE. Merci à toutes et à tous.


La cohésion c’est aussi la préoccupation des membres du conseil d’administration qui m’entourent et soutiennent le CRGE ; merci à eux.

5- Défi de développement

Nous travaillons sur énormément de sujets issus des préoccupations des Groupements d’Employeurs. Parfois ce quotidien nous empêche de relever la tête pour prendre le recul nécessaire à la réflexion.


Alors si l’idée d’un projet d’accord régional avait plusieurs fois été à l’ordre du jour de nos échanges, il faut bien reconnaître que la conférence de Pierre Fadeuilhe, organisée par le CRGE à l’espace Darwin de Bordeaux début Septembre a bien été le déclic nécessaire au vrai démarrage de la démarche.


Cette conférence nous a démontré qu’il fallait bien à la fois faire confiance au terrain et à l’expérience des GE pour labourer le champ et à l’université pour étudier quand et sous quelle forme il est temps de semer la graine.


Le CRGE a donc tout d’abord réuni les GE volontaires présent à Darwin pour collecter les spécificités du travail à temps partagé non traitées par leurs conventions collectives respectives, il a ensuite travaillé sur une trame puis sur un projet sous la houlette de Serge Lopez.


Enrichi par des visites « sur le terrain » de Serge pendant lesquelles il a pu rencontrer aussi bien les permanents des GE que des représentants des salariés, et la rigueur de Pierre Fadeuilhe, la rédaction de ce projet va bon train.


Nous sommes assez fiers d’avoir l’occasion de construire le début d’un dialogue social régional exemplaire autour des Groupements d’Employeurs de la Nouvelle-Aquitaine.


Ici s’arrête le rap moral de 2017, mais je ne résiste pas au plaisir vous faire un petit teasing de celui de 2018 pour ne pas trop vous laisser sur votre faim. Le CRGE a réussi à faire partager l’intérêt de ce projet d’accord régional à tous les partenaires sociaux lors d’entretiens individuels menés par France et Serge. Le CRGE a aussi recueilli le soutien de la direction de cabinet de Matignon et de la DGE…

11ème Séminaire National des GE les 28 & 29 juin 2018

Dimanche 1 Avril 2018

 C'est sur la presqu'île du Cap Ferret, Bassin d'Arcachon, que le CRGE aura le plaisir de vous accueillir les 28 & 29 juin 2018.

Les deux journées de formation seront consacrées à la thématique suivante : Les relations collectives de travail,une opportunité pour votre GE !

Elles seront animées par :

Pierre Fadeuilhe : Maître de Conférences en droit privé à l’INP (Institut National Polytechnique) de Toulouse
Serge Lopez : Facilitateur de la démarche d’accord collectif pour les Groupements d’Employeurs de Nouvelle-Aquitaine.

Avec le témoignage exceptionnel de :

Tony Franchetto : Responsable Juridique, Relations Sociales & QHSE au sein du Groupement d’Employeurs 4 Saisons dans le Gers.

Programme et inscription à suivre.

Le micro-crédit pour fidéliser les salariés de GE

Lundi 26 Mars 2018

L'ADIE est une association qui permet notamment aux personnes éloignées de l'emploi et du système bancaire, d'accéder au micro-crédit professionnel pour, par exemple, créer leur propre entreprise, ou au micro-crédit personnel pour les aider à se maintenir dans l'emploi.
Organisée en réseau d'antennes, l'association nationale couvre toute la France métropolitaine et les DOM-TOM.

Micro-crédit personnel pour l'emploi salarié :

En tant qu'employeur, vous pouvez être amené a rencontrer des salariés ou des candidats qui ont des difficultés à accéder à un emprunt bancaire qui leur serait nécessaire pour rester sur le marché du travail. Dans ce cas, l'ADIE peut leur proposer de contracter un micro-crédit personnel pour pouvoir financer un véhicule, un permis de conduire, un déménagement ou tout autre dépense leur permettant de décrocher ou de conserver un emploi.

Certains Groupements d'Employeurs, comme c'est le cas d'Adéquat Deux-Sèvres, s’appuient sur l'ADIE et informent leurs salariés sur l'existence de ce dispositif via par exemple l'envoi d'une plaquette explicative au moment de la transmission des bulletins de paie.

Micro-crédit professionnel :

Au-delà du micro-crédit personnel et avant tout, l'ADIE offre une solution aux entrepreneurs qui n'ont pas accès au système bancaire traditionnel pour faciliter la création de leur activité grâce au micro-crédit professionnel. Pour de jeunes entrepreneurs, le temps partagé peut être une solution, soit comme salariés pour compléter leurs revenus, soit comme adhérents. Ces entreprises connaissent en effet les mêmes enjeux que les entreprises financées par le système classique et nécessitent de bien s’entourer pour durer. L'embauche d'un premier salarié par un GE est donc une perspective tout à fait envisageable.

Les différentes antennes de l'ADIE organisent régulièrement des rencontres avec les micro-entrepreneurs, qu'ils soient déjà constitués ou encore au stade de porteurs de projet, afin de leur présenter des solutions en matière de gestion, de développement commercial, de Ressources Humaines, etc. Le Groupement d'Employeurs Horizon Métiers (86) présente régulièrement son activité lors de cafés-rencontres. Vous pouvez vous rapprocher de l'antenne de l'ADIE la plus proche de votre GE pour vous présenter et envisager des actions communes avec ce réseau d'entrepreneurs également riche de ses bénévoles. 

Décrouvrez le site de l'ADIE

Retour sur la rencontre des GE aquitains du 18 janvier

Mercredi 24 Janvier 2018

Le 18 janvier dernier, les GE d'aquitaine se sont réunis à Bordeaux autour d'une conférence animée par le Cabinet Ellipse Avocats Bordeaux avec pour sujet l'impact des "ordonnances Macron" sur les Groupements d'Employeurs.

A cette occasion, le CRGE a réalisé sa première diffusion live sur Facebook.

Vous pouvez retrouver les photos de l'évènement et le replay de la conférence sur notre page Facebook.

Monsieur Aubert, les Groupements d’Employeurs vous disent « bonsoir ».

Mardi 5 Décembre 2017

Au CRGE, nous sommes bonne pâte. Toujours prêts à faire du bon pain ! Alors dès qu’une proposition de réflexions, de débats (on adore), de rencontres se présente, nous participons. Sans réserve. C’est dans notre ADN : sans défense, et rien ne nous arrête. L’innovation en continue.


Pour faire du bon pain, il faut du levain.


Le colloque du 13 novembre 2017 « Quel positionnement pour les Groupements d’Employeurs face au développement de nouvelles formes de mises à disposition de personnel ? », en a sérieusement manqué de souffle et de levain !


Nous pouvons même légitimement nous poser la question de ce qui va rester de cette prestation. De sa contre-productivité. Les participants ont tout fait pour jouer le jeu, ce qui permet d’affirmer une fois de plus que le GE est vraiment un outil vivant, dynamique et en développement. La « biodiversité » des GE est une réalité. C’est certainement aussi pour cela que nous sommes toujours en recherche sur la représentation de ce qui fait réseau et mouvement. Et que nous devons l’accepter en tant que tel, tout en poursuivant notre recherche de représentation.


Celles et ceux qui ont voulu tirer la couverture GE à eux en ont toujours réduit la portée ; toutes celles et ceux qui ont voulu fédérer, en-dehors des branches (agriculture, artisanat, sport…) ont multiplié les egos et les groupuscules. De ce point de vue, ce colloque a bien montré que nous étions à la fin d’une séquence. La représentation des GE et les GE eux-mêmes ont besoin d’une « renaissance ».


Bien que les annonces successives laissaient entrevoir une forte mobilisation, elle a au contraire été faible ; ce n’est donc pas un bon message qui a été envoyé.


M. Aubert, ancien chef de la mission d’appui pour le développement des Groupements d’Employeurs, auteur d’un rapport financé par la DGEFP, que cette dernière n’a jamais voulu publier, a commencé par pilonner la manifestation du 21 avril 2017. Dénonçant à la fois la non-participation des Ministres et l’organisation à sens unique et au service de l’État.


Alors qu’il fallait se mobiliser pour demander à l’Etat de tenir une promesse qu’il avait faite de réunir tous les ans les GE, nous avons eu droit à un historique du parcours de M. Aubert, à ses désillusions et à « l’échec de l’Etat ». Il ne peut espérer, comme cela le laissait trop voir, rassembler les GE sous sa bannière et contre l’Etat. Le CRGE est depuis ses origines dans la co-construction. Nous pouvons être critiques, mais cela demande de maintenir le lien, pour continuer à construire ; entretenir une rupture illusoire ne mène à rien.


« Vous devez avoir peur, nous allons vous dire les dangers, cibler l’adversaire… » C’est ce qui a dominé, finalement, sur la plus grande partie de cette journée. L’intervention de M. Ruellan n’a pas échappé à la règle. L’exposé, très documenté, sur les nouvelles formes d’emplois et sur les plateformes, a été commenté comme signant la mort des GE. Le cas du GEL, repris par un juriste non inscrit au programme, qui en a fait son cheval de bataille, a parachevé le tableau d’un désastre annoncé : la fin des GE. La peur n’a jamais mobilisé les Groupements d’Employeurs. En reprenant les vieilles recettes du « mouvement social » nous irons vers les mêmes résultats : la marginalisation et l’incompétence.


Deux interventions ont donné une autre tonalité.


M. Heidsieck a exposé les objectifs du Rameau qui a maintenant une longue expérience dans le partenariat social et la co-construction de relations territoriales. Nous n’avons pas été au-delà de l’exposé.


M. Campy, dirigeant du groupe Corallis, a témoigné de son parcours et de la richesse de sa démarche GE. Le point essentiel, l’approche des grandes entreprises et les leviers permettant, sur le marché, de lier projet et financement, n’a pas été développé. Nous n’avons pas été au-delà du témoignage.


L’intérêt des Groupements d’Employeurs en SCIC, a déjà fait l’objet de beaucoup d’études, d’informations et de formations. La prestation est dont apparue bien pâle.


Au bout du compte, comme le 21 avril ! les questions essentielles et qui nous mobilisent sur le terrain, n’ont pas été débattues. M. Aubert a évacué la flexi-sécurité, insisté sur les territoires, comme nous pouvions le faire du temps du contrat de plan mais pas dans le contexte d’aujourd’hui, et a terminé dans un long monologue. Il ne nous restait plus qu’à partir. L’engagement dont avait fait preuve l’ensemble des participants par leurs interventions ne pouvait pas s’inscrire dans une proposition d’action collective, de rassemblement et de mouvement.


Le CRGE, que M. Aubert semble avoir oublié, mobilise actuellement des Groupements d’Employeurs pour construire une véritable reconnaissance des GE, car celle-ci ne passe plus par des prestations ne démontrant que leur propre utilité.


France Joubert
Le 18 novembre 2017