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Monsieur Aubert, les Groupements d’Employeurs vous disent « bonsoir ».

Mardi 5 Décembre 2017

Au CRGE, nous sommes bonne pâte. Toujours prêts à faire du bon pain ! Alors dès qu’une proposition de réflexions, de débats (on adore), de rencontres se présente, nous participons. Sans réserve. C’est dans notre ADN : sans défense, et rien ne nous arrête. L’innovation en continue.


Pour faire du bon pain, il faut du levain.


Le colloque du 13 novembre 2017 « Quel positionnement pour les Groupements d’Employeurs face au développement de nouvelles formes de mises à disposition de personnel ? », en a sérieusement manqué de souffle et de levain !


Nous pouvons même légitimement nous poser la question de ce qui va rester de cette prestation. De sa contre-productivité. Les participants ont tout fait pour jouer le jeu, ce qui permet d’affirmer une fois de plus que le GE est vraiment un outil vivant, dynamique et en développement. La « biodiversité » des GE est une réalité. C’est certainement aussi pour cela que nous sommes toujours en recherche sur la représentation de ce qui fait réseau et mouvement. Et que nous devons l’accepter en tant que tel, tout en poursuivant notre recherche de représentation.


Celles et ceux qui ont voulu tirer la couverture GE à eux en ont toujours réduit la portée ; toutes celles et ceux qui ont voulu fédérer, en-dehors des branches (agriculture, artisanat, sport…) ont multiplié les egos et les groupuscules. De ce point de vue, ce colloque a bien montré que nous étions à la fin d’une séquence. La représentation des GE et les GE eux-mêmes ont besoin d’une « renaissance ».


Bien que les annonces successives laissaient entrevoir une forte mobilisation, elle a au contraire été faible ; ce n’est donc pas un bon message qui a été envoyé.


M. Aubert, ancien chef de la mission d’appui pour le développement des Groupements d’Employeurs, auteur d’un rapport financé par la DGEFP, que cette dernière n’a jamais voulu publier, a commencé par pilonner la manifestation du 21 avril 2017. Dénonçant à la fois la non-participation des Ministres et l’organisation à sens unique et au service de l’État.


Alors qu’il fallait se mobiliser pour demander à l’Etat de tenir une promesse qu’il avait faite de réunir tous les ans les GE, nous avons eu droit à un historique du parcours de M. Aubert, à ses désillusions et à « l’échec de l’Etat ». Il ne peut espérer, comme cela le laissait trop voir, rassembler les GE sous sa bannière et contre l’Etat. Le CRGE est depuis ses origines dans la co-construction. Nous pouvons être critiques, mais cela demande de maintenir le lien, pour continuer à construire ; entretenir une rupture illusoire ne mène à rien.


« Vous devez avoir peur, nous allons vous dire les dangers, cibler l’adversaire… » C’est ce qui a dominé, finalement, sur la plus grande partie de cette journée. L’intervention de M. Ruellan n’a pas échappé à la règle. L’exposé, très documenté, sur les nouvelles formes d’emplois et sur les plateformes, a été commenté comme signant la mort des GE. Le cas du GEL, repris par un juriste non inscrit au programme, qui en a fait son cheval de bataille, a parachevé le tableau d’un désastre annoncé : la fin des GE. La peur n’a jamais mobilisé les Groupements d’Employeurs. En reprenant les vieilles recettes du « mouvement social » nous irons vers les mêmes résultats : la marginalisation et l’incompétence.


Deux interventions ont donné une autre tonalité.


M. Heidsieck a exposé les objectifs du Rameau qui a maintenant une longue expérience dans le partenariat social et la co-construction de relations territoriales. Nous n’avons pas été au-delà de l’exposé.


M. Campy, dirigeant du groupe Corallis, a témoigné de son parcours et de la richesse de sa démarche GE. Le point essentiel, l’approche des grandes entreprises et les leviers permettant, sur le marché, de lier projet et financement, n’a pas été développé. Nous n’avons pas été au-delà du témoignage.


L’intérêt des Groupements d’Employeurs en SCIC, a déjà fait l’objet de beaucoup d’études, d’informations et de formations. La prestation est dont apparue bien pâle.


Au bout du compte, comme le 21 avril ! les questions essentielles et qui nous mobilisent sur le terrain, n’ont pas été débattues. M. Aubert a évacué la flexi-sécurité, insisté sur les territoires, comme nous pouvions le faire du temps du contrat de plan mais pas dans le contexte d’aujourd’hui, et a terminé dans un long monologue. Il ne nous restait plus qu’à partir. L’engagement dont avait fait preuve l’ensemble des participants par leurs interventions ne pouvait pas s’inscrire dans une proposition d’action collective, de rassemblement et de mouvement.


Le CRGE, que M. Aubert semble avoir oublié, mobilise actuellement des Groupements d’Employeurs pour construire une véritable reconnaissance des GE, car celle-ci ne passe plus par des prestations ne démontrant que leur propre utilité.


France Joubert
Le 18 novembre 2017

Nouveau partenariat entre le CRGE et Limousin ACTIF

Jeudi 23 Novembre 2017

Le CRGE étend ses missions régionales à l'Aquitaine et au Limousin.

Pour ce dernier territoire, le CRGE a conventionné avec Limousin ACTIF, acteur reconnu dans l'ESS.

Limousin ACTIF a désormais, et depuis le 1er septembre, pour missions complémentaires de :

    - favoriser une meilleure connaissance du dispositif GE auprès des acteurs de l'emploi, de la formation et de l’Économie Sociale et Solidaire,
    - soutenir l'émergence de nouveaux groupements, en fonction des besoins,
    - repérer et consolider les groupements existants.

Les interlocuteurs dans le cadre de ces missions sont Claire FAUCHER (claire.faucher@limousinactif.org) et Marien BERGHE (marien.berghe@limousinactif.org), également joignables au 05 55 33 10 67.

 

Le GE des Métiers de la Mer du Bassin d'Arcachon-Val de l'Eyre recrute sa/son coordinatrice/teur

Vendredi 17 Novembre 2017

Le CRGE se réjouit de la création du Groupement d’Employeurs des Métiers de la Mer du Bassin d’Arcachon-Val de l’Eyre.

Afin de lancer effectivement le projet, le GE recrute sa/son coordinatrice/teur.

Pour voir l’offre cliquez ici

Le premier Service de Remplacement (agri)culture voit le jour en Île de France

Jeudi 19 Octobre 2017

S’il était une disposition du code du travail non utilisée par les Groupements d’Employeurs non agricoles, c’était bien celle permettant à des chefs d’entreprises commerciales ou à des personnes exerçant une profession libérale, de recourir, à l’instar des chefs d’exploitations agricoles, à un Service de Remplacement.


Porté par le GE Paris Culture, en partenariat avec l’EPEC (Ensemble Paris Emploi Compétences), le « Service de Remplacement des librairies indépendantes parisiennes » ou plus simplement « Librairie Volante », constitue l’aboutissement d’une expérimentation lancée en 2014 afin de permettre aux gérants de commerces culturels de « sortir de leurs boutiques » pour des raisons aussi bien personnelles que professionnelles. Et l’expérimentation portée administrativement par le GE Paris Culture est devenue une réalité. Depuis janvier 2017, déjà 16 commerces culturels ont utilisé ce service constitué de 4 remplaçants. Si les Services de Remplacement existent depuis les années 70, c’est une grande nouveauté que d’en voir émerger un dans le secteur de la culture.

Les gérants de ces entreprises culturelles (disquaires et libraires) d’Île de France peuvent désormais, eux aussi, avoir rapidement accès à un remplacement ponctuel afin de se dégager du temps. Une prise en charge partielle du coût du remplacement est possible à la fois pour le motif de recours « formation professionnelle » grâce à une participation d’AGEFOS PME et pour le motif de recours « temps pour soi » grâce à la convention signée avec la DRAC Île de France.

Pour répondre à ce nouveau besoin, la création d’une deuxième structure juridique, différente du GE Paris Culture, a été nécessaire. La forme particulière de Groupement d’Employeurs que constitue le Service de Remplacement nécessite en effet un agrément spécifique délivré par la DIRECCTE qui prévoit l’obligation de réaliser au moins 80% de l’activité sous forme de mise à disposition de personnel remplaçant. Cela rendait donc impossible la conciliation de cette activité de remplacement avec l’activité habituelle de mutualisation de compétences proposée par le GE Paris Culture.

La persévérance de Delphine Blondin, coordinatrice générale du GE Paris Culture et de la Librairie Volante et l’engagement des pouvoirs publics franciliens ont ainsi ouvert la voie à de nouvelles initiatives qui pourraient soulager bien des chefs d’entreprises artisanales ou industrielles. Il est en effet intéressant d’observer que l’activité de Service de Remplacement, si elle a été largement portée par le secteur agricole, ne lui est pas exclusive et peut se prêter à d’autres secteurs d’activité, à la condition d’être couplée à des modalités de prise en charge financières incitatives pour les chefs d’entreprises.

Le livre blanc du CRGE transmis à Muriel Pénicaud

Samedi 15 Juillet 2017

Le 13 juillet 2017, le CRGE a envoyé son livre blanc « Faire évoluer le cadre légal des GE » à la Ministre du Travail en lui proposant d’intégrer des dispositions dans les mesures qui seront prises par ordonnances pour le renforcement du dialogue social.

Ces propositions répondent à l’enjeu de la loi pour le renforcement du dialogue social de « modifier les règles de recours à certaines formes particulières de travail ».
 
Voici les 8 mesures proposées par le CRGE comme pouvant permettre aux GE de prendre une ampleur plus conforme à leurs nombreux atouts :

1.  La transparence sociale entre le GE et ses adhérents

2. L'exonération de cotisations sociales sur les sommes versées au titre de l'intéressement et de la participation

3. Le calcul des effectifs au sein du GE

4. L'éligibilité des GE à la déclaration service à la personne

5. La transparence TVA entre le GE et ses adhérents

6. La provision pour couvrir la responsabilité solidaire

Consulter le livre blanc du CRGE