Actualités

Formations et prestations à destination des GE (T4 2020)

Lundi 21 Septembre 2020

Les formations et prestations proposées par le CRGE pour cette fin d'année 2020 sont dès à présent visibles sur la page web dédiée. Cette page sera alimentée tous les trimestres pour vous proposer des contenus réguliers et d'actualité.

La Région Nouvelle-Aquitaine intensifie son soutien au développement de l’emploi partagé et aux Grou

Lundi 21 Septembre 2020

Depuis 2017, un des objectifs de la Région est de structurer l’offre d’accompagnement des entreprises afin de leur permettre de se développer ou de répondre, avec souplesse, à une nouvelle activité ou à un pic d’activité, en faisant appel à l’emploi partagé, via les Groupements d’Employeurs (GE).

Un appel à projets annuel de soutien aux Groupements d’Employeurs localisés en Nouvelle-Aquitaine vient conforter cet objectif selon 4 axes d’intervention :

  • Démarrage de GE ;
  • Développement de GE ;
  • Réalisation d’investissements structurants et/ou innovants ;
  • Création d’emplois partagés en CDI.


Dans le cadre du
Plan de Transitions et de Reconquête Technologique adopté par la Région Nouvelle-Aquitaine le 3 juillet dernier, la création d’emplois partagés en CDI de catégorie Technicien et + est étendue à la création d’emplois partagés en CDD de 6 mois minimum ou en CDI, toutes catégories confondues (ouvriers, employés, techniciens, cadres).

L’aide est calculée ainsi :

  • Toutes catégories d’emploi : 2 000 € forfaitaires pour la création d’emplois partagés en CDI ou en CDD de 6 mois minimum. Sont concernés ici les emplois partagés mis à disposition d’entreprises de Nouvelle-Aquitaine relevant du secteur industriel et de l’artisanat de production ;
  • Catégories Technicien et + : 3 000 € forfaitaires pour la transformation de CDD d’une durée cumulée inférieure ou égale à 12 mois consécutifs en CDI et 5 000 € forfaitaires pour le recrutement d’un salarié en temps partagé en CDI.


Le dépôt de la demande de financement se fait via le
dossier dédié. Ce dernier est à retourner à ecoterr.poitiers@nouvelle-aquitaine.fr avec l’ensemble des pièces justificatives demandées (et notamment le tableau des emplois prévisionnels sur l’ensemble de l’année 2020, à compléter impérativement).

Toutes les infos sur l’appel à projets « Soutien aux Groupements d’Employeurs » :
https://les-aides.nouvelle-aquitaine.fr/economie-et-emploi/aap-groupements-demployeurs

Dans le cadre de son conventionnement annuel avec la Région Nouvelle-Aquitaine, le CRGE peut vous accompagner dans la constitution de ce dossier de demande de financement.

Contact :
Ludovic DESILES
Coordinateur du développement territorial
ldesiles@crge.com / 06.49.92.19.94

Documents téléchargeables :

Dossier de demande de subvention « Soutien aux Groupements d'Employeurs »

Liste de recrutement prévisionnel d'emplois partagés du 01/01/2020 au 31/12/2020

Les Groupements d’Employeurs éligibles aux exonérations et à l’aide au paiement de cotisations socia

Vendredi 11 Septembre 2020

 Nous sommes heureux de vous annoncer que l’action du CRGE en faveur de la défense des intérêts des GE dans le cadre du plan de relance a commencé à porter ses fruits.

En effet, après plusieurs semaines d’interaction avec les parlementaires et le Ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance, les demandes du CRGE, basées sur vos remontées terrain, et malgré les difficultés d’intégration des GE dans la Loi de Finances Rectificative, ont été prises en compte.

Les Groupements d’Employeurs ont été confirmés comme éligibles aux exonérations de cotisations sociales relatives à la période de confinement.

Vous trouverez ci-après
un commentaire de l’article 5 du décret n° 2020-1103 du 1er septembre 2020 relatif aux cotisations et contributions sociales des entreprises, travailleurs indépendants et artistes-auteurs affectés par la crise sanitaire.

N’hésitez pas à vous rapprocher de nous pour nous faire part de vos éventuelles difficultés d’accès à cette mesure.

Nous restons naturellement à la disposition de nos adhérents pour toute précision.

Les GE face à la crise Covid-19

Jeudi 9 Juillet 2020

Méthodologie :

Afin d’obtenir un rendu représentatif, le CRGE a visé un échantillon largement diversifié de 67 Groupements d’Employeurs parmi ses adhérents. L’accueil très positif des structures et leur engagement dans cette démarche a permis d’atteindre une complétude de 88% de l'échantillon (59 Groupements d’Employeurs).

L'enquête se voulait également le plus large possible en matière de secteurs d'activité représentés afin de garantir une certaine diversité dans l'observation. Ainsi, ce sont 21 secteurs d'activités qui sont représentés avec une prépondérance de GE "multi-sectoriels" à hauteur de 40.9% du panel.

Impact(s) économique(s) :

D'une manière générale, les Groupements d'Employeurs sont assez proches du reste des entreprises française en matière d'impact de la crise sanitaire ce qui est logique au regard du statuts de prestataire en Ressources Humaines. Ainsi 70.5% des GE interrogés ont vu leur activité fortement impactée voire suspendue (61.8% du côté des entreprises).

Quelques Groupements d'Employeurs ont vu leur activité augmenter sur la période (4.9%) soit 1.8% de mieux que sur le panel des entreprises françaises (3.1%).

24.6% des GE ont réussi à redéployer des salariés dans des entreprises moins touchées par la crise sanitaire. Les secteurs les plus concernés par ces redéploiements sont l'agriculture, l'industrie agro-alimentaire et le sanitaire médico-social

Toutefois le recours à l'activité partielle a été tout à fait différent chez les GE puisque le nombre de GE ayant eu recours à cette mesure (83%) est plus élevé que la moyenne nationale (74.9%). Pourtant seulement 26% des salariés de GE ont été concernés par l'activité partielle contre 52% des effectifs en moyenne en France. C'est une donnée encourageante qui traduit de l’utilisation de cette mesure d'urgence par plus de structures dans l'univers des GE mais dans une proportion d'effectif moindre. Ils ont au final su utiliser le dispositif d'activité partielle mais en ont vraisemblablement eu moins besoin que la moyenne des entreprises françaises.

Perspectives :

L'incertitude est de mise pour les prochains mois, 31.1% des GE interrogés n'ont pu s'exprimer sur la diminution potentielle de leurs effectifs. 6.6% des répondants envisagent de se séparer de collaborateurs d'ici la fin de l'année 2020. On remarque également que les GE pourraient ressentir un impact financier sur la fin d'année puisque 50% des entreprises françaises observent des allongements des délais de paiements par leurs clients, ce qui peut avoir des conséquences importantes sur les besoins en trésorerie.

Les GE en soutien de leurs adhérents :

D'une manière générale, les équipes de permanents en charge de la gestion des GE ont noté une baisse de l'activité de mise à disposition mais une augmentation très importante de la charge administrative et ce pour deux raisons. Tout d'abord pour la sollicitation des différentes mesures d'urgence pour eux mêmes mais également pour leurs adhérents. En effet, les GE se sont souvent révélés être des vecteurs d'information voire des appuis administratifs pour leurs adhérents, leur permettant ainsi de bénéficier au mieux des mesures d'urgence de l'Etat. La situation sanitaire exceptionnelle renforce donc la position du GE animateur et ressource d'un collectif d'employeurs. Bien que ces services aient rarement été marchandisés par les GE cela ouvre les perspectives sur les prestations possibles sous l'objet secondaire des GE "Conseil en matière de Ressources Humaines auprès de leurs membres" pour appuyer leurs adhérents en matière de gestion.

Sources :

Groupements d'employeurs : CRGE "Les Groupements d’Employeurs face à la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19" juillet 2020
Entreprises Françaises : Xerfi "Les entreprises face à la crise du Covid-19 : enquête auprès des dirigeants 5 mai 2020"

Pour accéder au rapport complet de l'enquête cliquez ici

[ASPARAGUS] Quelle place pour les groupements d’employeurs dans l’économie de demain ?

Dimanche 21 Juin 2020

Article publié par JEAN DALICHOUX (Agence ASPARAGUS) - 07/05/20

En ce 7 mai 2020, nous sommes pris entre plusieurs feux : comment sortir du « confort » du confinement pour aller vers « l’inconnu du nécessaire déconfinement », comment éviter un retour au monde « d’avant » pour aller vers le monde « d’après », comment se situer entre les Cassandre, toujours prompts à annoncer le pire et les optimistes qui annoncent un changement de mode de vie afin que la crise n’ait pas eu uniquement que des mauvais côtés ?

Je me situe résolument du côté des optimistes ! Et j’aspire à un monde où les « égoïsmes » laisseront la place à la « coopération », où les « moi d’abord » laisseront la place au « tous ensemble », où l’« entre soi » laissera la place à « la mutualisation ».

Je distinguerais deux sphères : la personnelle - où la crise sanitaire a produit tellement d’idées, d’actions, que je rêve d’une recension de tous ces moments de vivre et faire ensemble - et l’économique – où les injonctions (Medef, Institut Montaigne, pouvoirs publics) - laissent penser que les choses vont repartir comme avant le confinement.


Je n’aborderai que l’économique pour rappeler que des pans entiers de l’économie nationale pratiquent une économie de l’autrement. Je veux parler notamment de l’économie sociale et solidaire, les coopératives (SCOP, SCIC, CAE) l’insertion par l’activité économique et les groupements d’employeurs.


Je laisserai aux représentants de ces secteurs le soin de les présenter et les valoriser. Pour ma part, en simple praticien des groupements d’employeurs, je souligne que la mutualisation d’emploi, le partage d’emploi entre des entreprises, souvent concurrentes, des associations ou des collectivités territoriales produit du lien et du liant sur leurs territoires d’implantation. Les groupements d’employeurs font chaque jour la preuve de leur souplesse et de leur capacité d’adaptation. Ils inventent un mode d’organisation de l’emploi où le collectif l’emporte sur l’individuel.


Les groupements d’employeurs n’occupent pas la place qui devrait leur revenir. Combien d’entreprises, d’associations, de collectivités territoriales ne connaissent pas ce dispositif ? Combien de branches professionnelles ne se sont pas encore emparées de cet outil pour le proposer à leurs adhérents ? Il a fallu près quatre décennies d’expérimentation, de réussites, parfois d’échecs pour parvenir à implanter durablement les groupements d’employeurs.


J’espère que la crise sanitaire que nous traversons permettra aux groupements d’employeurs, ces structures collectives à bénéfice mutuel, de s’implanter durablement et apporter leur pierre à l’émergence de ce monde d’après.